Service Public : encore plus, encore mieux !

Les bouleversements annoncés dans le réseau ferré français (et Diois !) viennent réinterroger la notion même de service public. Nous y sommes attachés et le réaffirmons ci-dessous.

Le Service Public est une magnifique invention : il vise à définir puis satisfaire, développer et entretenir des biens publics et à les soustraire à toute autre logique. Le Service Public est ainsi métaboliquement hors capitalisme : le bien commun et non l’accaparement de biens collectifs.
Ses activités sont considérées comme supérieures parce qu’elles ont des externalités positives: en gros sans elles ça tournerait plus mal.

Le Service Public s’appuie sur 3 principes : la continuité, la mutabilité et bien sûr l’égalité.
Quand l’État garantit un service public de transport ferroviaire – par exemple, il doit en théorie, la faire évoluer sans cesse pour être au plus juste dans sa mission de transport, et garantir l’égal accès de tous à la mobilité ferroviaire, sans discrimination.
Le ver est dans le fruit, la logique de Service Public de la SNCF a été grignotée par une logique banalement marchande. La SNCF se comporte déjà en son sein comme un opérateur privé (sous perfusion étatique).

Petit détour par un comparatif de 2 systèmes de santé – qui sont aussi en pleine mutation à Die et en France : aux USA le système de santé ultra-inégalitaire et basé sur le privé coûte 18 points de PIB, tandis que le système français en Service Public, encore un des meilleurs au Monde, n’en coûte que 10 !

Alors que tirer comme conclusion ponctuelle 
autour de notre système ferroviaire ?

Qu’il faut s’opposer à la volonté de détruire nos trains, et au contraire inventer,  construire et entretenir le domaine du commun et le sortir de l’accumulation marchande. Des exemples étrangers nous montrent des voies nouvelles : Services Publics au fonctionnement décentralisé, Service Publics nouveaux dédiés à la restauration scolaire, aux anciens, …